Revue de presse du New York Times 20 ans aprés!

Publié le 24 Juillet 2008

Je poste ici les revues de presse du concert de George au Madison Square Garden du 21 Juillet 2008 ainsi que celle de son concert du 16 Aôut 1988 !!! toutes les deux écrites par le même journaliste.
Elles sont assez critiques, pas forcément élogieuses mais comportent pas mal de vérités.

The New York times
16 Août 1988
Le concert de George Michael
Par Jon Pareles

 

Derrière sa barbe de plusieurs jours, son blouson en cuir noir, sa boucle d’oreille crucifix et son foulard autour de la tête style pirate, George Michael – ou le personnage qu’il interpréte à travers ses chansons- est le genre de gars que la plupart des adolescentes pourrait ramener à la maison pour le présenter à leurs parents. D’une certaine façon, la plupart d’entre elles l’ont déjà fait ;son album »Faith » s’est vendu à prés de 5 millions d’exemplaires, et des cris et des hurlements ont accompagné pratiquement chaque mouvement qu’il a fait Dimanche au Madison square garden, ou il a entamé une série de 3 concerts tous complets. Comme il l’a été en tant que chanteur du groupe anglais Wham !, Monsieur michael est toujours l’idole des ados, même s’il ne semble pas emballé par cette idée ; au début du concert, il a demandé au public de rester tranquille pendant les ballades.

 

Monsieur Michael a l’aisance et la présence d’un comédien de la pop. Il peut chanter dans un style ténor soul, tenir la note même en parcourant la scéne de long en large, et même si sa façon de danser ne concurrencera pas celle de Michael Jackson, il est gracieux et confiant. Et plus important, il sait écrire des chansons franches, des chansons d’amour accrocheuses habituellement inspirées de la motown des années 60, du Stevie Wonder des années 70 et du Prince des années 80 ; ses inspirations sont évidentes tout comme son style. De temps à autre, il arrive quand même à surprendre avec l’introduction moyen-orientale de « Father Figure » ou le côté rock de « Faith ».

 

Déjà comme Paul Mc Cartney et souvent , Monsieur Wonder, Monsieur Michael est un expert de la pop qui ne fait pas de vagues. Dans ses chansons, il est toujours poli, clair, lucide, aimant et responsable ; « faith » est le titre d’une chanson dans laquelle il refuse une invitation sexuelle car « il attend quelque chose de plus ». Il a acquis une certaine notoriété avec le 1er single de l’album « I want your sex » mais il précise que le désir est bati sur l’amitié et la confiance ;c’est seulement modestement lascif, et difficilement liée à un rocker.

 

Monsieur Michael a mis le concert entre parenthéses avec « I want your sex » parties 1 et 2, essayant de faire passer une image de mauvais garçon ; « le sexe est quelque chose que nous devons faire » a-t-il chanté avant d’apparaître sur la scéne, en poussant des cris aigus. Pendant presque tout le concert, il est resté dans son personnage de pop star clean, s’autorisant ce qu’il appelle un « risque » seulement pour un rappel pour « lady marmelade ». Le public a suivi joyeusement sa direction pour se lever, s’asseoir, chanter ou bouger les bras. Pour « everything she wants » il ressemblait à un prof d’aérobic. Pour le moment, Monsieur Michael est un habile romantique démodé. Pour être plus qu’une pinup, il devra prendre plus de risques.

The New York Times

23 Juillet 2008

Sur scène aux USA, même si pas diffusé à la radio

Par Jon Pareles.

 

George Michael a commencé son concert au Madison Square Garden Lundi soir avec « Waiting » une ballade qui se termine par : »est-il trop tard pour essayer à nouveau ? Me voilà. » C’était le 1er des deux concerts ici (le 2eme est Mercredi soir) pour la 1ere tournée américaine de Monsieur Michael depuis 17 ans, et il prend cela comme une réclamation.

 

La musique de Monsieur Michael depuis les années 1990 a été très peu diffusée sur les radios américaines, depuis qu’il avait poursuivi juridiquement, sans succès, son label du moment Sony pour casser le contrat de 15 qui les liait et qu’il considérait comme de « l’esclavage professionnel ». Ses avocats accusaient Sony de n’avoir pas fait de promotion pour son album de 1990 « listen without prejudice, vol1 » parce que Monsieur Michael avait décidé de se débarrasser de son image de sex symbol souriant des années 80.

 

« Les artistes perdaient tout le contrôle au fur et à mesure que les majors grandissaient », a dit Monsieur Michael pendant un long discours sur scène. « Et je ne pense pas qu’il était correct que j’ai un contrat de 30 ans pour 500 livres. De toute façon j’ai perdu cette bataille. »

 

Il a continué : » en gros, j’ai réussi à avoir autant de succès en Amérique que dans le reste du monde pour faire une carrière fantastique en Europe et pratiquement rien ici. Ce n’est pas parce que les Américains n’aimaient pas ma musique. » La raison, a-t-il dit au public, c’est que personne ne « voulait vous la faire entendre ».

 

Dans la personnalité de 45 ans qu’est Monsieur Michael, la franchise et la vulnérabilité se mélangent avec les rythmes de la musique et son charme vieillot de sex symbole. Il a révélé son homosexualité en 1990, ce qui importe peu au Madison square Garden pour les milliers de fans féminines qui poussent des cris quand il se promène sur la passerelle qui mène au milieu de la salle. Des vidéos remplies de mannequins, d’artistes de show et de prostituées, dit-il sont pour tous les petits amis qui « ont été traînés ici ce soir ».

 

Monsieur Michael n’a pas été prolifique. Depuis 1990, il n’a réalisé que 3 albums, dont un de reprises. Mais sa voix de ténor est toujours aussi douce (bien qu’il n’améliore pas des chansons rendues célèbres par Nina Simone, Roberta Flack et The Police). Même s’il n’a jamais été un danseur, il était parfaitement à l’aise sur scène, malgré une coupure de 20 minutes qui a un peu coupé l’élan du concert. Pour une pop star, il est étrangement modeste. Les écrans vidéos derrière lui l’ont montré très rarement en gros plan. Le plus souvent c’était des images graphiques.

 

La plupart des chansons de Monsieur Michael – même celles de son groupe des années 80 Wham !, comme Careless Whisper et Everything she wants – parlent d’insécurité. Et pour Monsieur Michael, la séparation habituelle des confessions en ballades et des moments rythmés des chansons à danser ne s’applique pas.

Des ballades façon gospel comme « one more try », dans laquelle il a le coeur brisé mais à contrecoeur prend des risques, fait mal de sensibilité. Et dans ses dernières chansons, il est inaccessible  même au dessus d’un son énorme, chantant le désir qui amène aussi bien des souffrances que du plaisir. Dans « spinning the wheel » de son album Older de 1996, il attend un partenaire qui a « quelque chose pour les inconnus » et qui court des dangers, s’inquiétant « un de ces jours, tu vas me ramener quelque chose à la maison ».

 

De beaucoup de façons, Monsieur Michael était une version précoce de Justin Timberlake : un chanteur blanc de rythme and blues qui a construit son public sur les filles et  astucieusement a mêlé ses rythmes de club à la pop musique.

Mais en interprétant largement selon les goûts des européens, Monsieur Michael n’a pas tenu. Il favorise toujours les rythmes disco et les sons des claviers des années 80 et 90, se tenant loin des innovations hip hop. Et certaines de ses chansons sont juste remaniées, sans offrir de refrain. En renouant le contact avec ses fans américains, la combinaison ambitieuse de la candeur et des instincts naturels pour la pop de Monsieur Michael mériterait d’être rechargée. Il n’a clairement pas l’intention de devenir un vieux performer.



 

Rédigé par Frédérique

Publié dans #25-LIVE-TOUR-USA

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Gm 27/08/2008 08:23

Merci beaucoup pour ces 2 articles... Cela permet de voir qu'il est toujours aussi talentueux qu'il y a 20 ans. C'est un vrai régal de les lire... George Michael est un artiste extraordinaire.. Unique et vraisemblablement le meilleur de tous les temps !!

Ann-Mary 27/07/2008 03:04

OUI RIEN QUE CELA ET TOUT CE QUI EST ECRIT AU-DESSOUS LE CONCERNE AUSSI :
LES VERTUS CAPITALES:
Le Pape Grégoire le Grand (532-604) a défini les sept Péchés Capitaux, mais également un ensemble (moins connu) de sept vertus:la prudence, la fermeté,la modération,la justice, la foi, la charité et l'espoir.
Les Bouddhistes aspirent à six perfections: la générosité, l'éthique, la patience, l'effort enthousiaste, la concentration et la sagesse.

SONIA 25/07/2008 09:23

ET OUI C EST LE BESTTTTTTTTTTTTTTTTTT