Publié le 19 Décembre 2010
George: Je pense que le probléme à notre époque, dans cette situation (le retour de David Cassidy) est que tant que la
musique que tu mets sur tes paroles, ou ce que tu chantes est à l'évidence non commerciale, personne n'a rien à foutre de ce que tu chantes.
David: Je suis d'accord.
George: Je pense que c'est encore plus vrai maintenant qu'il y a 10 ans.Il faut savoir ce que l'on veut .
David: Je veux retrouver le succés. Je ne le ferai pas sinon. Je comprends l'implication qu'il faut mettre dans ce métier. Ca tient en deux mots, c'est la musique et maintenant c'est le business, ce que nous faisons toi et moi.
George: Je trouve incroyable de pouvoir écrire de façon si personnelle, mais
quand cela devient un tube, j'oublie quasiment pourquoi je l'ai écrit.
C'est marrant comme le public et le succés d'un disque peuvent te prendre les choses.
David: oui parce que c'est le ressentiment, opposé au vécu que tu as exprimé quand tu l'as écrit. Je dois y revenir à chaque fois que j'interpréte, pour que la chanson soit vraie pour moi.
George: Je peux retrouver cela sur scéne. J'ai réalisé que je ne chantais plus par rapport à du vécu, mais que je chantais un tube. Quand je retrouve les émotions, je suis beaucoup trop impliqué et ma voix commence à me lacher car mon esprit prend le dessus et je perds le contrôle. Il faut arriver à trouver un juste équilibre entre les deux.
George: J'ai souvent pensé à l'idée de sortir de l'exposition publique de ce que nous faisons, la décision de sortir de la lumière ...
David: J'ai fait cela - trés sévérement!
George: et dire "Bon je vais faire des disques, mais je ne vais pas faire toutes les conneries qui vont avec"
David: tu ne peux pas
George: Si, tu peux - tu peux faire des disques, mais sans attendre qu'ils se vendent dans les mêmes proportions. Y a-t-il eu un moment où tu t'es dit "je l'ai vraiment loupé?" c'est fascinant pour moi. A chaque fois que ça devient trop pour moi et que je n'apprécie pas de faire partie de la vie de tout le monde, je me pose intérieurement la question de savoir que serait ma réaction dans deux ans si je n'avait pas été dans les journaux l'année précédente...
George: Nous sommes en 1985 et tout est question d'argent.C'est une réalité. Quand les billets verts sont devant eux, ils les prennent. C'est beaucoup plus
comme cela en Amérique. La derniére fois que les choses étaient vraiment séduisantes, c'est quand j'avais 13 ans. Aprés, il n'y a plus eu de respect pour les riches. Et tout à coup, je suis une
figure de proue de cela et je SUIS riche...
David: Tu dois faire avec et c'est une tache difficile, comme pour moi. Car la plupart de nos amis et les personnes avec qui nous avons grandi ne sont pas devenus des popstars et ne sont pas célèbres et d'une certaine façon, c'est embarrassant pour nous et j'ai toujours minimisé ma fortune. Je vis dans un environnement simple, je ne suis pas quelqu'un d'extravagant. J'aime m'habiller et m'amuser.
George: (riant) je ne vois pas de médaillons en or.
George: Je sais ce que c'est, tu vois je n'avais pas un penny. Je devais nettoyer les fenêtres si je voulais avoir un peu d'argent! mais mes parents vivaient dans une grande maison, mon pére avait une grosse voiture alors l'histoire des 10 pennys par semaine ...
David: Je pensais que l'interview était dans l'autre sens mais c'est moi qui vais te poser une question : que fais tu de ton argent ?
George: Ce que je fais - je gagne beaucoup d'argent - (riant) tu sais ça va
vraiment intéresser
Ritzparce qu'ils aiment ce type de trucs - j'en garde une partie et pour ma conscience, je donne pour diverses causes, comme l'Ethiopie.
David: Es tu satisfait de le faire?
George: Je le fais pour soulager ma conscience et parce que je culpabilise. Mais en même temps, je pense que je suis dans une position privilégiée pour faire quelque chose, entre autre donner beaucoup d'argent sans que cela fasse un trou dans mon compte bancaire. Mon succés améne d'autres succés dans d'autres domaines. Je crois que c'est pour cela que beaucoup de popstars le font...
David: Je crois que tout le monde apprécie cela. Honnêtement, je crois que tu es perçu comme quelqu'un qui a une conscience.
George: cette interview prend le sens inverse maintenant, nous devrions faire attention.
David: Oui tu as raison. Je me tais.
George: OK, que fais tu avec ton argent, DAVID ?
David: (riant) c'est fantastique qu'à 21 ans, tu vives toujours chez tes parents...
George : Plus maintenant, j'ai déménagé. C'est au 47...
David: C'est fantastique que tu puisses conserver ton mode de vie et rester toi-même. Tu es probablement le même qu'à tes débuts. je me rappelle quand j'avais la vingtaine et que j'étais très riche et malheureux. Tu gagnes plus d'argent que tu n'aurais imaginé - de l'argent que les gens essayent en permanence de te voler -
George: Je me souviens de la première fois où Andrew et moi sommes allés à New York. J'étais
complètement paranoïaque les deux premiers jours mais le troisième, je commençais à me sentir chez moi et plus détendu. J'ai dit à Andrew:C'est super ici et je ne comprends pas de quoi j'avais
peur" et quelqu'un a été poignardé devant notre hôtel!
David: Tu prends ça en pleine figure
George: J'ai vu Harlem il y a quelques semaines parce que nous avons joué à l'Apollo, et je n'avais jamais été dans une rue où il n'y avait pas un seul visage blanc autre que le mien et tout cela de l'arrière de mon véhicule..
David: tu ne t'es pas senti en sécurité parce que l'on nous a dit qu'on doit être terrifié par cela.
George: J'ai le sentiment très fort qu'il ne doit pas y avoir de ghettos. Il n'y en pas besoin; C'est ce que je pensais à l'arrière de cette voiture. J'ai été émerveillé de l'accueil chaleureux que j'ai reçu en faisant partie des quelques blancs présent à cette soirée ! ca m'a mis KO!
Un grand merçi à Jane, créatrice du site http://davidcassidyfansite.com/HomePage.html qui a réussi à dénicher à ma demande cette interview.
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C’était en Juillet 1985 et pour le numéro 100 du magazine anglais RITZ Newspaper que
"J'ai rencontré David Cassidy pour la première fois dans un des restaurants les plus prestigieux de Londres. Le diner avait été arrangé par notre
éditeur mutuel DICK LEAHY, qui m'avait dit que David pensait sérieusement à faire son retour.(c'est un mot horrible, mais au moins il a une connotation de confiance, ce qui est indispensable
quand on s'atelle à une tâche aussi importante). A ce moment là, j'avais beaucoup de mal à gérer ma propre situation par rapport à l'exposition publique.Par conséquent, je ne voyais pas de
raison à ce qu'un artiste qui avait connu la folie des années 70, (qui était quand même un phénoméne énorme par rapport aux scénes d'hystérie d'aujourd'hui)ait envie de renouer avec l'industrie
du disque. J'étais aussi curieux de découvrir comment un homme lancé dans ce ridicule métier au tout jeune age de 18 ans (il a toujours l'air trés jeune non ?) et soumis à toutes ses aberrations
pendant six ans, a apparemment conservé son EQUILIBRE MENTAL.
C'est en ces termes que Jonathan Ross a fait l'éloge de George Michael dans un essai écrit pour promouvoir la sortie de l'album FAITH
remasterisé le 31 Janvier 2011.
La pop star George Michael a dit qu'il voulait prendre un nouveau départ aprés être sorti de prison.
"
The Big Issue est un journal anglais vendu dans la rue par des sans abris et écrit par des journalistes professionnels.
Dernier article de la série des citations de George
Michael issues du livre "in his own words" de Nigel Goodall.
- Je ne pense pas que mon passage en solo ait été meilleur ou pire. C'est juste
différent. La plupart des gens pensait qu'aprés la séparation de Wham! ce serait la chute, mais je suis particulierement heureux de la direction que prend ma carrière. La musique est une passion
qui me prend 24 heures sur 24.
- A la fin de Wham! j'avais besoin d'un nouveau challenge. Je me suis
lancé le défi d'atteindre le niveau américain aux côtés de Madonna et Michael Jackson. C'était mon but. Et une fois arrivé dans cette position, j'ai réalisé que ce n'était pas vraiment mon ... ça
ne m'apporterait rien. Je peux dire honnêtement que la plus grande partie de l'année 1988 a été un vrai cauchemar pour moi.
- Il est impossible d'avoir une relation
qui marche quand vous couchez à droite et à gauche. Dans ma situation, je rencontre beaucoup de femmes qui ne sont pas classiques. Elles jouent sur le pire aspect du caractére des hommes. Elles
veulent vous posséder et profiter d'être associé à une star. J'ai été utilisé comme cela et ça fait mal.Mais j'ai compris trés vite. C'est le genre de choses que l'on ne met pas des années à
comprendre. Si je parais vieux pour mon âge, tant mieux parce que j'ai fait des erreurs et que je vais profiter du reste de ma vie sans les refaire.
- Je n'ai rien à cacher, je ne suis pas
gay.
- Il n'y a aucune combinaison sexuelle que j'ai jamais trouvé mauvaise. J'ai eu tellement d'amis - qu'ils soient bisexuels, gay ou hétéro - peu
m'importe. De toute façon, ce que font deux personnes dans un lit ne devraient concerner personne d'autre qu'eux.
1986
1988
1990
1991
1987
1986
1989